2.10.07

SMUR Pédiatrique de Marseille

video

SMUR Pédiatrique de Marseille avec Aurélien, un IDE du SAMU & ISPV rencontré au BNMPS du 2 au 13/04/2007. Ici une couveuse ambulatoire avec son scope.

2.9.07

Commentaire ESI stagiaire & 3SM

26.3.07

Manifestation des ESI du 14.03.07

Le mouvement ne s' est pas éteint et pour preuve 2000 ESI ainsi que la CNI ont tout simplement bloqués la place de la concorde durant une heure pour ensuite se diriger à leur ministère.
Ce mouvement s' est soldé par une assemblée générale entre " syndicalistes "ESI et un retour maison pour le reste des manifestants. En fait le ministère n' a pas reçus nos représentants...
Le prochain mouvement aura lieu le 3.04.07.

Une fois de plus la mobilisation au sein des IFSI reste très difficile...

En attendant il faut s' organiser afin que cette manifestation ne passe pas inaperçue !

Je vous ferais un petit compte rendu de l' assemblée générale qu' organise la FESIIF le 28.03 à laquelle je participerais, en vue de cette prochaine manifestation.

4.3.07

Mike Horn : un homme modeste


Il était temps que je vous en parle... j' ai découvert Mike Horn en lisant son livre "Latitude Zero" qui relate son tour du monde en suivant la ligne de l' équateur sans moyen motorisé...
Un aventurier doté d' une très grande expérience de l' exploration, puisqu' il fait des expéditions que personne n' a jamais fait et dans des conditions extrèmes.
Voici une de ses interview qui parle de sa dernière expédition, ainsi que de sa prochaine qui durera trois ans et demi : "global expedition".
http://www.m6info.fr/html/m6_infos/le1250.php?id=070223_1200_92000_m6info

23.2.07

Un médeçin, une IDE et un ESI sur un OAP.

Tout commence en fin de journée par l' infirmière que j' entends râler, parce que va falloir qu' elle perfuse Mme intel et que c' était pas prévut sur sa plannif. Normal, ca s' apelle une urgence : la patiente est en train de décompenser. ECG fait, médeçin biper et ESI demandé en renfort. En entrant dans la chambre je vois l' IDE qui cherche désesperement à poser sa VVP. Pour cause cette patiente est très âgée et son réseau veineux sangin microscopique.
Je suis un peu choqué de voir l' IDE qui commence à piquer alors que la patiente a une respiration difficile et qui crépite énormement et qu' elle est toujours en décubitus alors qu' elle devrait être en demi assis ! En plus de ca elle n' est toujours pas sous O2 !
De plus l' autre signe de ce cas d' école qui ne trompait pas ce sont des oedèmes énormes, blanc et indolore aux membres inférieurs.
Le médeçin arrive, l' ambiance se détend il sort sont appareil photo numérique et fait quelques clichés de ces "magnifiques" oedèmes. Je lance un truc du genre : "ca, ca va finir dans des diapos de cours" ... échanges de sourires.
Je propose alors en rigolant, dans cette ambiance détendu de poser la voie en jugulaire...( juste histoire de voir leur réaction !). Le médeçin me répond : "écoute mon garçon, ici on est pas au SAMU" " Nous les gériatres, on a pas trop l' habitude du geste".
J' ai beaucoup aimé la manière dont le médeçin a communiquer son diagnostic à sa patiente : " Vous êtes pleine Mme X " !?

Quelques cathlons plus tard....
Le doc décide de faire passer le Lasilix en IM puisque il n' y a pas d abord veineux... l' IDE lui rappel qu' il faut désinfecter le point de ponction avant, elle lui tend une compresse alcoolisée.
On a parfois l' impression que les services de longts séjours sont les "camps d' entraînement" des médeçins et internes, avec essais de nouvelles thérapeutiques, d' autres manières de traiter les escarres...etc
Le soucis c' est qu' il y a peut être parfois un peu d' abus pour certaines prescriptions, dont les malades pourraient bien se passer.

Un exemple parmis tant d' autres : un jour, c' est l' équipe mobile d' hématologie qui vient ponctionner un patient pour faire un myélogramme. Ce dernier était en fin de vie, très très algique, avec une LMC... On peut s' interroger sur la neccessité d' un tel examen qui se trouve être très douloureux, pour ce type de patient...

15.2.07

Masque haute concentration ou lunettes !?!

Il y a quelques jours alors que j' étais dans le poste de soins avec l' infirmière, en train de prendre les transmissions, une aide soignante viens nous chercher un peu paniquée, car une personne qui venait visiter un proche dans le service viens de faire un malaise... on prend sans attendre le Dynamap...
Effectivement la personne se trouve au sol, avec autour d' elle six à sept personnels soignants.
On dirait que c' est la confusion... pendant qu' un pratique l' inutile "bafothérapie" les autres contemplent la situation, d' autres se concertent et se disent qu' il faudrait peut être appeler un médeçin et l' infirmière démarre gentillement son Dynamap.

L' aide soignant voyant que j' ai plutôt l' air à l' aise, me cède sa place de "baffeur"...
En fait je crois qu' ils sont un peu étonnés de voir que j' ai tout de suite réagit et que je suis à l'aise dans cette situation... car jusqu' à présent ca faisait deux semaines que j' étais en stage et j' étais plutôt très discret, etant donné que le dernier stage c' était pas très bien fini à cause de mauvaises relations avec la cadre. Du coup je me tenais encore plus à carreaux comme on me l' avait conseillé, bref.

L' homme est inconscient, il a un petit trismus, des spasmes et surtout il est cyanosé de manière très nette aux lèvres ainsi qu' aux extremités des membres (ongles++). Le Dynamap affiche une saturation à 87 % une petite tension et une FC normale...
C' est malheureux, mais malgré ce tableau il faudra plus de cinq minutes dans cette situation pour que la victime sois mise sous oxygène !

Explications... Je mets cette personne en PLS et surtout je veille à un bon dégagement des VAS. Bon déja à partir de là, je sentais que j' avais déja trop pris part à cette petite intervention et que j' aurais dut rester à ma place d' ESI, c' est - à dire rester à observer sur le côté et laisser les pros travailler... Mais bon, voyant que cette situation semblait beaucoup les changer de leur ordinnaire hospitalier, moi je ne traîne pas et j' en profite, car un peu d' action comme ca dans ce service ca risque de peut être ne plus m' arriver avant la fin du stage !

Donc après j' insiste pour leur dire que cette personne est séverement cyanosé et j' essaye de leur faire comprendre qu' il serait grand temps qu' elle soit mise sous O2. Car ce sont elles les infirmières tout de même, c' est à elles de gérer cette situation ! Car malgré que je leur ait répété : "le monsieur est cyanosé" "le monsieur est cyanosé" il n' y avait toujours aucune action de leur part.

A ce moment là, une des deux infirmière se décide enfin à bien vouloir aller chercher de l' O2. Cinq minutes se sont déja bien écoulées pendant tout ce temps là.
Je lui dit de prendre un masque haute concentration... et là c' est la cerise sur le gateau ! " ah bah non on va lui mettre des lunettes ! "
Et oui elles sont tellement habituées à mettre les patients sous O2 avec des lunettes que les masques à haute concentration elles ont oubliées à quoi il servait et surtout on n' ose pas les mettre ceux là.
Problème, c' est qu' avec une saturation aussi basse et dans des situations comme celle là, ils sont fait pour ca.
Du coup j' ai dut insister très lourdement pour qu' on puisse oxygéner cette victime avec un masque haute concentration au lieu des lunettes.
Mais le plus terrible de cette situation qui prouve bien encore une fois, qu' une grande majorité du personnel hospitalier n' est absolument pas romput aux bases du secourisme, c' est l' arrivée du médeçin...
Ce dernier en passant la porte et voyant la situation ce fige nette sur le pas de la porte avec même un petit mouvement de recul ( j' avoue que cela m' a bien fait sourire !) et hop il nous dit qu' il va chercher X ... c' est - à dire l' autre médeçin du service...
Bon malgré cela, la personne reviendra au fur et à mesure à un état de conscience normal malgré une amnesie profonde de ce qui venait de lui arriver et remontera sa saturation rapidement avec un masque 02 poussé à 15 litres/minutes...
Peut de temps après, cette personne nous confiera qu' elle était sous Dépakine (antiépileptique) et qu' elle avait eu des crises similaires peut de temps auparavant...

12.2.07

Abordage difficile sur AVP mais une note positive..

Comme l' indique le titre je vais faire une petite note positive, qui fera respirer ce blog souvent très critique...

Une garde de 24h au VSAV.
Jusqu' à midi l' activité se trouve être assez dense : un malaise sur la voie publique, une femme ayant perdue les eaux SMUR engagé à l' appel avec un médeçin qui viens tout juste d' avoir sa capacité de médeçin urgentiste et qui se trouve être un peu débordé...etc

Midi passé, un nouveau départ : accident VL/VL sur RN... SMUR engagé..
A notre arrivée sur les lieux la BU est encombrée par de nombreux véhicules témoins s' étant arrêtés sur l' accident.
Les deux véhicules accidentés sont dans le fossé et à leurs apparences la notion de choc violent est évidente.

Nous sommes les premiers sur les lieux.
Reconnaissance faite je me dirige ensuite sur la victime qui me semble être la plus serieusement touchée. Les autres sont toutes conscientes avec abscences d' urgences vitales, mais cela ne signifie en rien que leur état n' est pas grave... et de toute façon j' ai des équipiers. Mais la victime inconsciente prime sur les autres.

Situation : victime inconsciente, séverement dyspnéïque, ottoragie, plaie importante à l'occiput, fracture ouverte du tibia et éviscération sur la jambe opposée au niveau du fémur.
Le plus étrange c' est que sur cet abordage difficile je découvre cette victime en PLS et couverte...
Je commence sa prise en charge aidé d'un des équipiers. Le SMUR nous rejoindra peut de temps après.
On apprendra plus tard que personne n' a mit cette victime en PLS... Juste un gilet a été posé sur elle en guise d' "aide".
Le choc a tout simplement "amenée" cette personne dans cette position, ce qui peut paraître au premier abord impensable, puisque en plus cette dernière a été couverte. Ce qui serait la logique final d' un enchaînement de gestes de secourisme.
Voilà une situation ou le jugement du secouriste peut se trouver faussé, même si cela n' affecte en rien la suite de la prise en charge de la victime. Cela est juste troublant, car on cherche malgré tout à savoir qui a extrait cette personne de l' habitacle du véhicule et surtout dans quelles conditions cela s' est fait. Cela peut permettre de mieux comprendre l' état général du bléssé.
En définitive cette personne ne se trouvait pas dans son véhicule au moment de l' accident...

Une note positive : l' intervention monta en puissance avec de très nombreux moyens SAMU, SP et de gendarmerie. Ce qu' il y a de remarquable dans cette intervention, c' est que malgré l' état de ce blessé polytraumatisé dont les chances de survie était plus qu' improbable, il y a eu une mise à disposition de moyens énormes et pour une seule victime. Tout ce qui était faisable a réellement été fait.

18.1.07

Personnel soignant et AFPS ne font pas deux

Vous êtes patient... et sur un lit d' hopital... accrochez vos ceintures !
Je constate depuis un certains temps, c' est à dire depuis le temps que je suis sapeur - pompier volontaire ainsi qu' en contact avec le monde hospitalier que visiblement le retard prit en matière d' enseignement aux premiers secours ne c' est pas seulement accumulé auprès du grand public mais aussi chez le personnel soignant... aie !
Le hic, c' est que y a pas besoin d' avoir beaucoup baroudé pour s' en rendre compte...

Je vais vous donnez quelques exemples, qui vont monter un peu en puissance... attention ca peut faire peur...

Un jour de garde au VSAB, mon bip sonne, et on décale pour personne prise de malaise. Renseignement complémentaire: dans un cabinet médical.
A notre arrivée sur les lieux on découvre un médeçin quelque peu paniqué car son patient présenterait selon lui un tableau de phlébite. Déja là, c' était à se demander si ce généraliste savait passer une simple alerte des secours par téléphone.
L' alerte des secours est la première des choses que l' on apprend à l' AFPS. Demander un SMUR dans les plus bref délais dans ces cas là, peut s' averer relativement utile.
Car dans notre VSAB, les thrombolytiques, anti-agrégants plaquettaires, héparines ou je ne sais quoi encore, nous ont a pas ! Bon les généralistes ne sont pas des médeçins réanimateurs, mais quand même...

Un autre jour... de garde au VSAB on part pour personne inconsciente, dans une maison de retraite du secteur (plus de 12 minutes de trajet malgré tout...)
Renseignement complémentaire: équipe SMUR engagée à l' appel. Notre VSAB se présente sur les lieux, on sort tout le matériel nécessaire et on monte en quatrième vitesse jusqu' à la chambre, qui nous a été indiquée par la directrice de l' établissement. On trouve alors dans la chambre; son résident parfaitement conscient et orienté dans le temps et l' espace ainsi que l' infirmière de la maison de retraite...

Visiblement cela fait longtemps, peut être même bien depuis qu' elle a son DE qu' elle ne s' est pas mise à jour au niveau de ses compétences d' infirmière... Car cette dernière nous transmet les gestes qu' elle a fait, ou essayé d' effectuer avant notre arrivée. Elle a massée le patient car il était d' après elle en arrêt cardio - respiratoire. Problème, le patient à notre arrivée se trouve allongé sur le lit et conscient... alors soit elle l' a massé sur le lit et elle l' a ramené et tout ca sans BAVU ! Soit elle a réussit à le mettre par terre pour le masser ce qui est l' idéal... et elle l' a ramené, puis ensuite remit sur le lit. Ce qui est fortement improbable compte tenu que le monsieur était asser lourd, et cette manoeuvre effectuée par une infirmière seule, relève déja du miracle. Soit troisième hypothèse, le monsieur n' a jamais fait d' ACR... De plus, l' infirmière a veinement essayée de lui poser une voie veineuse périphérique mais sans succes. Le cathlon git par terre au bout de la tubulure...

Si cette IDE connaissait les rudiments des premiers secours :

1. Elle aurait sut prendre des pulsations cardiaques ou le cas échéant ramener son dynamap...ainsi elle aurait put constater que l' asystolie c' était du pipot ! (inutile alors d' entreprendre une réanimation cardio - pulmonaire !).

2. Règle d' or, un massage doit s'effectuer sur un plan dur.

3. Dommage pour la perf..

Entre temps nous avions fait notre bilan et notre régulation et attendions le SMUR, qui lui se trouvait être celui d' un secteur plus éloigné puisque le notre était déja prit ailleur.Bon quelques temps après, l' équipe SMUR s' était présentée. ECG, perfusion et tout ce qui va bien... le médeçin décide de nous laisser transporté l' homme sur le CH du secteur avec notre VSAB non médicalisée. Avant de repartir l' IADE aura quand même fait une bonne piqûre de rappel à l' infirmière pour lui conseiller de se mettre à jour !

Quant aux structures hospitalières ou j' effectue 4 mois de stages par an, on remarque que le classeur concernant les gestes d' urgences est soigneusement rangé dans le poste de soins...après si il est souvent ouvert j' en doute. Ensuite en école d' infirmier la formation à ces mêmes gestes est quasiment inexistante et sans véritables moniteurs ayant le BNMPS pour nous enseigner ce qui devrait l' être.

En définitive beaucoup de personnels soignants en activité dans les services ne sont même pas initiés à cette formation de base. Ils leur est donc plus difficile d' intervenir sur un ACR qui se produirait en service avec calme et une bonne technique. La plupart du temps le concours du médecin réanimateur est demandé dans pareil situation ou celui d' une équipe SMUR. C' est donc là une grande perte de TEMPS, car les minutes sont cruciales lors d' une fibrillation ventriculaire, et un début d' ischémie au niveau de l' encéphale intervient à ce moment très rapidement; avec les conséquences que l' on connait. D' où la néccessité de commencer la réanimation le plus tôt possible comme chacun sait.

Le retard accumulé dans la formation aux gestes de premiers secours et surtout du suivit avec une remise à niveau annuelle (recyclage) comme le mentionne le guide national de référence de l' AFPS semble encore immense. Car même certains personnels des corps médicaux et paramédicaux ne semblent pas bien armés pour faire face à des situations, qui si elles sont bien "protocolées" sont plus aisées à gérer dans ces situations d' urgences qui demandent de véritables automatismes.